Ce navigateur ne supporte pas CSS Grid layout !

Pour un Service public national d’Enseignement supérieur et de Recherche, laïque, démocratique et émancipateur

La CGT des établissements d'Enseignement supérieur et de Recherche

Je me syndique à la CGT FERC Sup !

Signez nos pétitions !

Menu ☰ Je me syndique ! Éspace militant

Accueil > Les dossiers > Enseignement supérieur > Loi Vidal - ORE (2017-2018) > 3 mai, en grève ! Échos des mobilisations

3 mai, en grève ! Échos des mobilisations

jeudi 3 mai 2018

Camarades,

Précarité, suppressions de postes, manque de moyens, réforme du lycée et du bac, réforme de la voie professionnelle, sélection à l’entrée à l’Université avec ParcourSup, formation-formatage pour les enseignant-es, régionalisation de l’orientation... Les contre-réformes s’accumulent.
Le gouvernement s’attaque à la SNCF ET à la Fonction publique. En projet, la réforme des retraites.
Seule une mobilisation d’ampleur peut mettre un point d’arrêt à cette casse sociale !

Après la casse du code du travail, parallèlement aux attaques contre les privé·es d’emploi et en préparant la destruction de notre système de retraites, le gouvernement s’attaque aux services publics et aux statuts des personnels qui assurent leurs missions.

C’est le cas, évidemment, à la SNCF avec l’ouverture à la concurrence, le sacrifice des « petites lignes » au bénéfice des seuls TGV et de sa transformation en société anonyme afin de permettre la privatisation.

C’est dans cette perspective que le gouvernement s’attaque au statut des cheminot·es.

Le gouvernement mène la même politique contre l’ensemble des services publics et avec les cheminot.es ce sont tous les statuts qui sont sur la sellette !

Dans l’Enseignement Supérieur,

Dans le cadre de CAP 2022, projet d’abandon de certaines missions au privé, généralisation de la rémunération au mérite, suppression des CHS-CT, suppressions d’emploi, réduction des compétences des commissions administratives paritaires.

La lettre de mission du 1er ministre à la ministre de l’ESRI donne le CAP ! " forte d’une tradition d’excellence (...)" il s’agit d’accentuer l’autonomie des établissements" en "allégeant les contrôles" : seul indicateur les résultats, d’augmenter les "expérimentations" tant du point de vue des institutions que de celui des Ressources humaines.

Enfin, questionnement du statut des enseignants chercheurs : pour plus de "fluidité" dans le recrutement, révision des missions, primes d’intéressement au mérite pour toutes et tous !

Le 1er mai, malgré cette opération médiatique avec en ligne de mire la volonté de démontrer qu’il y a danger à manifester, a été un succès avec 210 000 manifestants !

D’autres secteurs sont mobilisés :

  • transport aérien
  • Éducation de la maternelle à l’université
  • Journée morte DGFIP
  • Santé et Ephad ....etc.

A l’appel de l’interfédérale de l’éducation, le 3 mai est une nouvelle étape de la mobilisation pour faire grandir le rapport de force avant la CNU de samedi, la date date de mobilisation de la semaine du 14 mai et celle conjointe du 22 mai : dans la fonction Publique et jour du crash annoncé de ParcourSup.
Appel à tous nos syndicats à des initiatives le 3 mai en convergence avec les autres secteurs en lutte !

Continuez à faire remonter les initiatives, à organiser le débat : nous sommes nombreux dans toute la France !

Échos des mobilisations

BORDEAUX (Campus victoire)
Décisions de l’AG étudiante de quitter l’occupation pour rejoindre la rue.

LIMOGES
Appel en intersyndicale aux 1er et 3 mai. Organisation le 2 mai d’une projection militante du film "etudiant.es avenir à crédit". Piquet de grève commun avec les cheminot.e.s

RENNES 2
Université toujours occupée le 2/5 après reconduction par AG de 2000.

BESANÇON
Campus Megevand, filtrage et contrôle des cartes d’étudiant.es pour organisation des examens par une entreprise privée.

UPPA
1er mai 2000 manifestants à Pau et 3000 à Bayonne. Gros cortège de l’université.Expulsion d’un étudiant marocain, action en intersyndicale contre l’expulsion.

LORRAINE

Communiqué intersyndicale (CGT, FSU, SUD et FO)
Refus de participer à la réunion convoquée par le président pour organisation des éxamens suite à consultation électronique.

" Les organisations syndicales FERC-SUP CGT, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU et FO n’iront pas à la réunion du 2 mai organisée par le président sur la situation des différents campus liée à la loi ORE. La raison principale est que nous n’en comprenons pas l’objet. Nos organisations ont déjà constaté nos divergences de lecture de la loi ORE avec le président lors de la réunion du 18 avril. Nous soulignons d’ailleurs que nous avons appris par les médias à la sortie de cette réunion, et alors que nous étions encore devant la présidence, que le président avait lancé une consultation électronique sur Metz sans nous en avoir rien dit durant l’heure et demie d’échanges avec lui. En outre, tous les syndicats des personnels ne sont pas invités puisque Sud-Education manque à l’appel. Tout montre que, comme pour celle du 18 avril, cette réunion n’a d’autre fonction que de nous "informer" de ce dont le président voudra bien nous faire part. Or nous ne sommes pas les relais de sa communication.

Nous dénonçons par ailleurs l’autoritarisme du président dans sa gestion des blocages à Nancy et à Metz, autoritarisme qui va à l’encontre de notre vision de l’université, ouverte et émancipatrice. Par ses menaces répétées (notamment de dépôts de plaintes nominatifs), par l’absence de dialogue et le refus de considérer l’ensemble des parties prenantes de la mobilisation contre la loi ORE, par ses interventions pour le moins musclées pour l’évacuation des étudiants bloqueurs à Nancy et à Metz, par les fermetures arbitraires de services (BU, SUAPS) et la coupure du réseau Wifi durant le blocage, par le fait d’avoir vidé sans ménagement le local des associations (dit local libertaire) sur le CLSH, par les règles qu’il met en place pour accéder aux bâtiments à partir du 3 mai, notamment sur le CLSH, par la mise en place de vidéosurveillance, par toutes ses actions, le président instaure lui-même un climat de tension à l’université alors même qu’il prétend permettre le déroulement des examens dans les meilleures conditions.

Sur cette question des examens. Nous demandons au président de garantir qu’il n’y aura pas de forces de l’ordre, à l’intérieur ni autour des campus, ce qui serait incompatible avec la sérénité nécessaire. Si les conditions de travail et d’études examens ne sont pas réunies, c’est-à-dire si les dérives sécuritaires imposées par le président empêchent les collègues et étudiants de travailler et de circuler normalement sur les campus, nos organisations rappellent que des préavis de grève sont déposés dans le cadre de la lutte contre la loi ORE.

Sur la suite du mouvement. Nous observons que le président élude les revendications que les étudiants et les personnels mobilisés contre la sélection en licence portent depuis le début du mouvement : Oui à toutes et tous sans mise en attente. Nous continuons d’appeler à ne pas participer aux commissions d’examen des vœux. Nous continuons également de demander des débats sur cette question, au niveau national mais surtout au niveau de l’établissement, et que le président clarifie et assume sa position car nous en serons au même point à la fin des examens et à la rentrée prochaine."

TOULOUSE 2
L’occupation se poursuit. Décision du tribunal administratif du 2 mai ordonnant à l’administrateur de faire usage de son pouvoir de police. Communiqué intersyndicale (CGT, FO, FSU,, Solidaires, Sud, UET et UNEF)
"(...) Nous condamnons la décision du TA. Nous condamnons le fait que les forces de police pourraient intervenir suite à la décision de ce tribunal. L’administrateur provisoire, l’ex-président(..), la rectrice et la ministre ont toujours été sourd.e.s aux revendications des personnels et des étudiant.e.s en grève depuis le 13 décembre 2017, amenant, une nouvelle fois, à une prise de décision autoritaire pour réprimer le mouvement social (...) Cette décision n’entachera pas notre détermination pour combattre la loi ORE."

Communiqué de Sud Rail Midi Pyrénées "si vous utilisez la force pour mettre fin au mouvement, vous trouverez les cheminot.es sur votre chemin !"

MONTPELLIER 3
Ag étudiante Paul Valery sur le parvis suite interdiction et fermeture du campus par la direction

LILLE
Tenue des examens sous force de police. Manif 1er mai, cortège université Valenciennes de 200

GRENOBLE
Blocage du campus le 3/5

SAINT ÉTIENNE
1 amphi bloqué. Appel aux personnels pour AG commune

CLERMONT FERRAND
Campus bloqué le 3/5

BREST
1 amphi occupé

LYON

  • Lyon2 AG le 30/4
  • ENS AG le 30/4- Manif sauvage entre ENS et Lyon 2 le 30/4 . Blocage le 3/5.
    Rassemblement intersyndicale le 3 mai devant le rectorat

RÉGION PARISIENNE

PARIS 1
Grève des EC UFR d’histoire avec soutien à la mobilisation et demande de suspension des examens faite par les étudiant.es.

Annulation des partiels en géographie.

PARIS 3 (Censier)
Évacuation par la police le 30/4 à 4h30 puis fermeture administrative. Lettre ouverte d’un EC avec démission de toutes responsabilités et activités administratives.Rejoint par d’autres EC de différentes universités. Rassemblement le 30/4 à 18h.

Communiqué intersyndicale (CGT, FSU) avec appel AG personnels 4/5
"L’intersyndicale de Paris 3 dénonce l’intervention des forces de l’ordre afin d’expulser les étudiants occupant le site de Censier depuis 3 semaines.
Nous réaffirmons notre soutien au mouvement étudiant contre la mise en place de la loi ORE.

Nous soutenons les personnels de Paris 3 qui ont choisi d’arrêter leurs activités pédagogiques et administratives suite à l’intervention policière.
Nous appelons à une Assemblée générale des personnels pour discuter des suites du mouvement vendredi 4 mai à 12h30 (lieu à déterminer à Paris 3)"

PARIS SORBONNE U (ex P4)
Occupation des sites de Malesherbes et Clignancourt. Évacuations musclées puis fermeture administratives des sites Clignacourt, Centre Sorbonne et Michelet. AG des personnels à Serpente. Organisation AG sur Malesherbes 400 participant.es.

Blocage voté et occupation à 80 et adoption d’une motion :

"Nous étudiants et personnels de Sorbonne université défendons la même chose : l’université publique et les diplômes nationaux Nous sommes réunis aujourd’hui pour réaffirmer notre exigence de retrait de la loi Vidal La loi vidal signifie la fin des diplômes nationaux, donc la fin des qualifications, et de tous les droits collectifs dont ils sont inséparables. Aujourd’hui la ministre veut liquider les licences et le baccalauréat ! Ni les étudiants ni les personnels ne peuvent l’accepter ! Nous répondons favorablement à l’appel interfédéral qui réunit personnels et étudiants qui appellent à amplifier la mobilisation et aux manifestations du 1er mai et 3 mai"

A propos des partiels, communiqué des étudiant.e.s de la Sorbonne socio-anthro, déclaration de grève des copies le jour du partiel en amphi Bachelard (vote à 68%).

Solidarité avec étudiant.es contraints à des partiels délocalisés (Rungis, noisy..).

Dénonciation de la présence des CRS aux portes de la Sorbonne.

JUSSIEU (ex P6)
Blocage matin du 03/5

PARIS 5
AG le 30/4 1000 participant.es.

PARIS 8
AG le 30 ± 400 pers. ; vote blocage et occupation jusqu’à l’AG du 4 ; appel à manifester cortège St Denis ou Paris ; AG des personnels prévue le 3 puis départ commun pour la manif ; appel pour la non pénalisation des étudiants en lutte avec mise en place d’une commission "pour la validation égale de toutes et tous"

EHESS

Appel des étudiant.es mobilisé.es aux EC pour AG le 3/5 à 10h

"Ceci n’est pas une nouvelle tribune, ni un ènième appel à signature pour dénoncer les réformes brutales du gouvernement. Beaucoup de textes circulent déjà, paraphés par des collègues de l’EHESS, plus ou moins illustres et/ou précaires. La plupart des enseignant.es-chercheur.es de l’école sont en mesure de comprendre mieux que quiconque les rouages de ce qui se joue actuellement, qu’il s’agisse de la continuité d’une politique de libéralisation des universités avec « Parcoursup », de sa logique sélective ou de la transformation des jeunes générations en auto-entrepreneur.es de leur vie, plus ou moins doté.e.s en capitaux pour y jouer un avenir.

Il est vrai qu’un grand nombre de séminaires de l’École traitent de questions sociales, des violences et de la souffrance. Mais lorsque les étudiants donnent de la voix, manifestent et prennent position contre la loi ORE et en soutien aux autres luttes actuelles, les enseignant.es-chercheur.es restent absent.e.s. A part quelques tribunes de bon augure et parfois éclairantes, ou quelques tapes dans le dos d’encouragements, la réponse a jusque-là été bien dérisoire au regard des enjeux de la politique globale menée par le gouvernement actuel, qui fonce plein pot vers les impasses du néolibéralisme tout en se servant du prétexte de l’extrême-droite qui aujourd’hui mène la danse de l’opinion.

À croire que les enseignant.es chercheur.es de l’EHESS vivent sur une île déserte inaccessible, dans un sanctuaire préservé à partir duquel ils ou elles peuvent se contenter d’observer avec un œil critique le monde et ses troubles.

De manière emblématique, le directeur de l’école, M. Prochasson, s’est exprimé dans Le Monde pour stigmatiser l’engagement à gauche sur les campus comme une attitude fuyante et affirmer qu’il « n’est pas indispensable de fuir le monde pour mieux le comprendre ». Manifestement, cette rhétorique a pour but de délégitimer la présence des luttes en milieux universitaires à un moment où elles viendraient perturber la routine que d’aucuns trouvent sans doute confortable.

Pourtant quiconque étudie ou travaille dans cette école, sait bien que cette opposition entre un « vrai monde du dehors » et la vie de campus ne tient pas. L’ensemble que représentent l’EHESS, la MSH et les labos qui en dépendent, ne sont-ils pas touchés par la précarité, les hiérarchies et les discriminations de race, de genre, de classe et d’âge, par la surexploitation des personnels, le travail gratuit des sans-poste, ou encore des cas graves de souffrance au travail ? N’y sous-traite-t-on pas à des entreprises qui sous-payent et exploitent ses personnels, générant ainsi des hiérarchies et des divisions entre collègues ? Notre lieu de travail n’est-il pas aujourd’hui en proie aux mêmes agressions inacceptables que le reste du monde du travail ?

Alors, comment les enseignant.e.s et chercheur.e.s qui produisent un savoir critique sur ces mêmes réalités peuvent-ils ou elles accepter ces conditions et se taire ?

(...) nous appelons à une rencontre solidaire et discussion constructive entre salarié.es, chercheur.es, enseignant.es le Jeudi 3 mai au 54 bd Raspail à 10h."

ENS ULM
Occupation à 1000 suite à l’organisation d’un colloque intempestif : "Mort de l’université vie du savoir" le 2/5 (Giorgio Agamben, Frédéric Lordon, Antonia Birnbaum...

NANTERRE
Poursuite du blocage. AG le 2/5 2000 participant.es. Vote 1444 Pour (351 contre).

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition