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lundi 10 décembre 2012

Précarité

La précarité existe aussi à l’UPPA

De notre point de vue, est précaire toute personne dont le contrat ne garantit pas l’emploi, donc à l’UPPA, tout contrat dérogatoire au statut de la fonction publique d’état.

Pour cette raison d’ailleurs on qualifie couramment de précaire la personne "contractuelle", entendez en "contrat à durée déterminée" ... dans la mesure où le CDI n’était que peu présent dans la fonction publique. Or maintenant, il l’est. Dans ce cas les agents en CDI doivent-ils être considérés comme précaires alors que dans le privé ils ne le sont pas ?

On remarquera que la précarité n’est pas qu’une affaire de contrat en CDI ou pas (les CDI ne sont pas épargnés par les fermetures d’entreprises et les licenciements) mais de perception qu’on a de son présent et de son avenir, dans son emploi mais aussi, par extension dans sa vie sociale et professionnelle.

La plus grande sécurité de l’emploi qu’offre le CDI est certes un plus appréciable, "rassurant", mais un niveau de rémunération faible conjugué à un manque de perspectives professionnelles peut très bien déborder sur une autre forme de précarité liée aux conditions de vie : le travailleur pauvre a des problèmes d’accès au logement, de fin de mois, de capacité de subvenir aux besoins de la famille ou des enfants, etc... Ceci pour dire que les conditions de travail et de rémunération sont des facteurs à considérer dans la lutte contre la précarité, et non le seul type de contrat de travail.

L’université, qui a toujours délivré des attestations de "pérennisation" d’emploi à qui le demandait, pour justement ne pas pénaliser plus encore les agents contractuels dans leur accès au logement par exemple, en est consciente. Les leviers dont dispose en propre (mais non uniquement) l’université pour lutter contre la précarité sont ceux de tout employeur à savoir contrat de travail, rémunération, carrière, conditions de travail et action sociale... en fonction de ses moyens financiers mais surtout de ses choix politiques de gestion des personnels.

Mais c’est évidemment au niveau de l’Etat que pourra venir les choix permettant de résorber réellement la précarité dans la fonction publique. La loi Sauvadet règlera quelques cas, mais nous sommes très loin de ce qui serait nécessaire. Nous y reviendrons très prochainement dans un autre tract.

Fidèle aux traditions ouvrières du syndicalisme confédéré, la CGT défend tous les personnels de toutes les catégories. Il faut défendre les droits de tous en commençant par ceux des plus défavorisés car c’est ainsi que nous défendrons le mieux les droits existants. Car il ne faut jamais oublier que l’introduction de règles dérogatoires a toujours été faite pour détruire les droits existants.

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